1. Peut-on arrêter ou normaliser une chute de cheveux ?

La réponse doit être nuancée. On n’arrête en effet jamais complètement une chute de cheveux. Le but du traitement est sa normalisation qui peut être éventuellement contrôlée par certains examens

  1. Est-ce qu’une chute de cheveux peut être arrêtée définitivement ?

Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement médical définitif des alopécies androgénétiques. Les progrès les plus récents dans ce domaine permettent pour l’instant une normalisation de la chute de cheveux. Mais ces nouveaux traitements doivent être pris continuellement ou interrompus seulement de façon transitoire et épisodique. Le seul traitement définitif est chirurgical.

  1. Comment faire repousser les cheveux tombés ?

On ne sait pas encore créer médicalement de nouveaux cheveux. Les traitements actuels ont un rôle déterminant dans l’augmentation du diamètre des cheveux atrophiques (ou duvet) et permettent ainsi de redonner un aspect couvrant à la chevelure. Cependant, à l’arrêt du traitement, la chute recommence, un peu à l’instar de la nécessité de carburant pour le fonctionnement d’un moteur.

  1. Quelle sera l’attitude pratique devant une chute de cheveux ?

Devant une chute de cheveux, le médecin doit procéder par étapes : Vérifier que la chute est anormale, vérifier qu’il n’existe pas d’autres causes qui pourraient bénéficier d’un traitement spécifique, faire éventuellement, chez la femme, un bilan gynécologique et endocrinien, dépister une carence en fer, magnésium, etc… Mettre sur pied une surveillance objective du traitement.

  1. Que faut-il faire en cas de chute de cheveux normale ?

Si tous les examens pratiqués ont prouvé qu’il n’y avait rien d’anormal, seuls quelques conseils hygiéno-diététiques et cosmétiques s’imposent. Outre une alimentation équilibrée et une lotion antichute spécifique, une supplémentation en vitamines peut être donnée pendant deux mois à certaines périodes de l’année.

Il faut aussi expliquer l’importance de la protection des cheveux contre les agressions et les moyens disponibles pour le faire. Enfin, le patient peut réaliser une auto-surveillance par le test de traction et la comparaison de photos en couleurs tous les trois à six mois. Cette auto-surveillance évite au patient de revenir inutilement en consultation tout en le rassurant sur la stabilité de l’évolution de sa chute de cheveux.

  1. Quelles lotions « anti-chute » de cheveux peut-on utiliser ?

Il existe plusieurs variétés de lotions antichute en fonction des substances qui entrent dans leur composition

LES LOTIONS  ‘ANTICHUTE’ DE CHEVEUX
 

Produits

 

Utilisation

Alphactif lotion (Gandhour) 1 application/jour x 4 semaines
ANP 40 (Ecrinal) 4 applications/semaine x 2 mois
Cysti-Z lotion antichute (Bailleul) 1 dose 5 ml/jour x 3 mois
Chronostim (Ducray) flacons jour/nuit en cure de 3 mois
Oenobiol capillaire (Oenobiol) 3 applications/semaine, cure de 3 mois
Phytoaxil (Phytosolba) 2 à 4 applications/semaine, cure de 3 mois
Phytotrixil (Phytosolba) 2 à 3 applications/semaine, cure de 3 mois
Phytopolléine plus (Phytosolba) 2 applications/semaine x 4 mois
Phytocyane (Phytosolba) 1 à 3 ampoules/semaine, cure de 3 mois
Traitement antichute femme (Klorane) 3 applications de 2 doses/semaine x 3 mois
Traitement antichute homme (Klorane) 3 applications de 2 doses/semaine x 3 mois
Aminexil traitement antichute femme (Vichy Dercos)

Aminexil traitement antichute homme (Vichy Dercos)

Trichobiol (Therasophia) 1 application/jour x 3 mois